J’ai un peu de mal à suivre les auteurs qui affirment détester le genre “héroïc fantasy” ou qui en parlent avec de gros ricanements gras de derrière le comptoir. Pourquoi bouder un genre populaire ? Pourquoi ne pas essayer de s’en emparer tel un nouveau Sergeo Leone réinventant le western ? Mais, bah, les détracteurs du genre ont malheureusement à peu près autant d’imagination que les fans hystériques du même genre.
Autant dire que j’ai ouvert avec intérêt le premier album de mon camarade Étienne Le Roux chez Delcourt (qui s’ouvre par une citation de Tocqueville). Sous la forme d’un long flash back, il narre les horribles aventures de jeunes enfants issus d’une tribu aux rites chamaniques impressionnants confrontés à une civilisation basée sur l’esclavage qui rappelle fortement l’Empire Romain et se regroupant derrière Orcan, le plus jeune devenu muet en contrepartie de pouvoirs étranges. Ce qui frappe au premier abord, c’est la violence de la narration. On est loin du manichéisme guerriers/orcs, lointain héritier de la dualité cow-boys/peaux rouges jouant sur des codes spectaculaires de l’action en évitant soigneusement d’aborder des thèmes réellement dérangeants. Le Roux montre des enfants enlevés par pure bêtise, vendus comme esclaves par des types vaguement pourris, confrontés surtout à une violence institutionnelle et non pas héroïque. Le graphisme s’éloigne lui aussi des canons modernes du genre (ligne claire réaliste post manga/comics), d’un classicisme assumé aux couleurs plus subtiles que les flash ordis habituels. Bon, je ferme ici le mode [/copinage].


PRIX LITTÉRAIRES 2008
PATRICK MODIANO
PLUS BELLE LA VIE
JEAN-LOUIS FOURNIER
HARLAN COBEN
BÉNABAR
VINCENT DELERM
NOIR DÉSIR
MILES DAVIS
NINA SIMONE
AMÉLIE NOTHOMB
DESPERATE HOUSEWIVES
ERIC-EMMANUEL SCHMITT
GREY'S ANATOMY



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